Tunisie / Formation : « Je me considère comme un éternel apprenant »

 

N’dri Richard, ancien étudiant du CVPT, aujourd'hui professionnel du marketing digital


N’dri Richard est un alumni du Centre de Valorisation Professionnelle de Tunis, CVPT. Ce jeune ivoirien revient sur son parcours professionnel, les challenges rencontrés, et sur cette riche expérience académique qui a donné le ton au reste de sa carrière.

 

Quel est votre parcours académique et professionnel ?

Après un Bac D, j’ai intégré une école, qui est assez connue ici en Côte-d’Ivoire : l’École Supérieure des Affaires et du Management (ESAM). Comme j’ai toujours beaucoup aimé l’informatique, j’ai souhaité me former dans cette matière. J’ai donc choisi d’intégrer à l'époque le Mini Master spécialisé en marketing digital au CVPT. Ce centre de formation parce qu’il est très connu à l’échelle africaine. J’en avais de très bons échos. Depuis la fin de mes études  au CVPT, je travaille à mon propre compte.

Que retenez-vous de votre formation au CVPT ?

La formation dispensée au CVPT est vraiment de haute qualité. J’ai eu la chance d’avoir d’excellents formateurs, que ce soit pour leur façon d’enseigner, la qualité des supports pédagogiques, et leur professionnalisme. Ils n’étaient pas détachés de la réalité du terrain. Et cela se ressentait lors des cours, qui alliaient théorie et application dans la réalité, chose très importante dans un Mini MBA. Le Mini MBA était aussi très technique et très complet. J’ai touché à tous les modules ayant un lien, de près ou de loin, avec l’ère numérique. C’est une formation qui ouvre des portes vers toutes les professions dérivées du digital. A travers ses programmes, le CVPT prépare donc les apprenants au monde professionnel. Cela facilite beaucoup l'intégration sur le marché du travail et permet d’être opérationnel dès le premier jour en entreprise. De nombreux camarades de promotion se sont également lancés dans l'entrepreneuriat directement après leurs formations. C’est d’ailleurs l’un des grands avantages du CVPT, qui forme de vrais entrepreneurs.

Etes-vous toujours en lien avec vos camarades de promotion ?

On a pour habitude d’organiser des afterworks avec le réseau alumni du CVPT. C’est vraiment très intéressant, et cela permet de rencontrer des diplômés d’autres horizons, et de découvrir leurs parcours très riches. Cela fait aussi chaud au cœur de voir des diplômés du CVPT possédant une telle notoriété, une si grande maturité, et un parcours professionnel et personnel si riche. Le CVPT a aussi pour projet de mettre à profit l’expérience d’anciens diplômés. Sur ce sujet, j’ai notamment proposé d’animer des séminaires et d’intervenir dans certains modules de cours. J’aimerais bien partager mon expérience afin de rendre un peu au centre tout ce qu’il m’a offert.

Quelle activité exercez-vous ?

J’ai expérimenté le statut d’entrepreneur en 2018 pour la première fois et cela s’est vite amélioré grâce à ma spécialisation dans le secteur du marketing digital au CVPT. Mon équipe de six personnes et moi avons la charge de la supervision de la partie technique liée au marketing digital. J’ai décidé de poursuivre ma formation d’Executive MBA Management des Entreprises, toujours au CVPT. Le programme de cours en ligne m’arrange et cela va me permettre de renforcer mes compétences dans la gestion de mon entreprise

Quels ont été les principaux défis rencontrés dans votre carrière ?

Le métier en lui-même est un challenge, parce qu’il englobe une grande partie technique. Une chose peu évidente pour moi parce que je n’ai pas un profil d’ingénieur. Il m’a fallu aussi comprendre la façon dont le business était géré notamment les négociations, la gestion des échanges avec les différents clients, etc. C’était un réel défi, et cela a changé ma façon d’appréhender le business, au sein d’un écosystème digital -lié. Je suis passé d’un volet opérationnel à un volet managérial professionnel, avec une casquette en pleine montée de croissance. Par nature, j’aime beaucoup les paris, et je ne pense pas pouvoir exercer un métier qui n’apporte aucun défi. C’est d’ailleurs ce qui m’a plu quand on m’a proposé la formation. Je me considère comme un éternel apprenant. J’aime beaucoup apprendre, et je pars toujours du principe que je ne sais rien et que mon interlocuteur aura toujours quelque chose à m’enseigner. Selon moi, c’est très important pour évoluer professionnellement : savoir écouter, poser des questions, apprendre des autres, et même de ses subordonnés. En effet, je pense qu’être orgueilleux dans son apprentissage est le plus grand défaut que l’on puisse avoir sur le plan professionnel. En partant du principe que l’on peut apprendre de tout le monde, on sera vite ébloui par la quantité d’informations et par le niveau de connaissances que l’on peut atteindre… Cela fait partie des clefs de la réussite selon moi, et c’est ma façon d’appréhender chaque nouveau challenge.

 

Que recommanderiez-vous aux jeunes diplômés du CVPT ?

Beaucoup de jeunes diplômés refusent des postes qui ne correspondent pas à leur profil, ou à leurs attentes. Mais ce n’est pas le plus important selon moi. J’en ai d’ailleurs fait le constat lors de ma première expérience professionnelle. À l’issue de ma formation en Côte-d’Ivoire, j’ai voulu prendre mon temps pour trouver le bon poste, pas forcément le mieux rémunéré, ni le plus prestigieux, mais le poste qui allait le plus m’attirer. En attendant de le trouver, j’ai travaillé dans une entreprise, en tant que commercial. Vous n’imaginez pas tout ce que j’ai pu apprendre lors de cette expérience : la patience, l’écoute active dans le respect de l’autre, la gestion du stress, l’empathie, la gestion du temps et la gestion de l’interlocuteur... Toutes ces qualités sont très importantes dans le monde du travail. Cela m’a aussi appris à poser les bonnes questions, et à ne pas hésiter à admettre quand je ne comprenais pas quelque chose. Je pense donc que tous les postes ont de la valeur, et que l’on peut tirer du positif de toutes les situations. Je recommande aux jeunes diplômés de ne pas négliger les petits postes, pour un début. De plus, au moment d’accéder à un poste de manager, il est important de ne pas oublier sa propre expérience en tant que subordonnée. Cela permet d’avoir de l’empathie, et d’être un bon leader, qui aide ses collaborateurs à évoluer, et à atteindre la meilleure version de soi.

LAWANI Babatundé

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